Promeneurs de chiens
31 mars, 2010 par Caniscool France
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Promeneurs de chiens.
Pascal Cauquot ne voit pas d’inconvénient à ce qu’on cite son prénom et son nom de famille. Mais pour les chiens, non, ce n’est pas possible. On les appellera donc Arnold et Lessie, puisque « les maîtres n’aimeraient pas qu’on retrouve les noms de leur chien dans un journal », raconte ce jeune homme en jean et baskets qui, chaque matin, emmène les deux animaux faire un tour au pied de la tour Eiffel.
Pendant l’heure que dure la sortie, Arnold et Lessie, deux bull-terriers un peu trop nourris, ne suscitent pas l’intérêt des passants, sauf quand des policiers les prennent, à tort, pour des pitbulls. Salarié de la société Dogwalking, dont le slogan « Au service de votre chien » est imprimé sur son blouson, M. Cauquot promène une dizaine de bêtes par jour. Du parc Monceau à Boulogne-Billancourt, il se rend d’un beau quartier à l’autre en scooter.
Concurrence acharnée
« Les maîtres sont très pris par leur métier et vivent en appartement. Ils n’ont pas le temps de s’occuper de leur chien », raconte le jeune homme, qui exerce le reste du temps la profession de coach sportif, parfois au service des personnes dont il promène le compagnon à quatre pattes.
En France, on voit encore rarement, comme dans les rues de New York ou de Buenos Aires, des personnes tenant une vingtaine de laisses au bout desquelles trottent des chiens, tous différents, du caniche bien peigné au saint-bernard affectueux en passant par le doberman racé. Tout juste peut-on croiser quelques promeneurs professionnels, quelques laisses à la main, dans les rues de Paris ou à Cannes, sur la Croisette.
Le service fait pourtant l’objet d’une concurrence acharnée entre plusieurs sociétés. Jenny Héribert, directrice du marketing de Gardicanin, une entreprise spécialisée dans les services aux propriétaires de chien, use d’un vocabulaire de multinationale performante pour décrire l’activité de sa société, « leader sur ce marché en pleine expansion » et « bénéficiant d’un taux de satisfaction clientèle de 95 % ». Plus prosaïquement, de nombreux promeneurs travaillent au noir, « des gardiens d’immeuble ou des jeunes qui se font une petite pièce », confie le responsable de la boutique Promdog et services, à Paris.
Pour Françoise Bivel, « comportementaliste canin » à Lyon, les sorties permettent aux animaux « d’aiguiser leur faculté d’adaptation ».